S'OUVRIR VERS LE JARDIN
LE CHESNAY

SITE
Le Chesnay (78)

PROGRAMME
Extension d’une maison EnR

MAITRE D'OUVRAGE
Privé

MISSION
Complète

STATUT
Livré en novembre 2008

COUT
642 000 € HT

SURFACE
528 m2 S.H.O.B

EQUIPE
IN SITU architecture, Jeanne Dubourdieu paysagiste

Extrait de l’entretien entre Sophie Nouet du Pôle Communication de la ville du Chesnay et Nicolas Vernoux-Thélot

Sophie Nouet : Quelles sont les caractéristiques d’une maison « environnementale » ?

Nicolas Vernoux-Thélot : Tout d’abord une maison « environnementale » signifie une maison respectueuse de son environnement. Donc en soi le concept n’est pas vraiment nouveau. Il y a au moins deux critères qui déterminent la maison environnementale : le critère géo-climatique et le critère social.
Une maison ne peut être respectueuse de son environnement géo-climatique que si elle fait corps avec son milieu naturel : adaptabilité à son socle topographique, priorité à l'utilisation des énergies renouvelables, exposition maximale au soleil, isolation renforcée afin de diminuer les pertes d’énergie, aération naturelle, utilisation de la géothermie, de l’aérothermie, récupération de l’eau de pluie ?

Toutes ces mises en œuvre vont en fait dans le sens d’un recyclage ou d’un refus du gaspillage. La maison tel un maillon de la chaîne biologique fait partie d’un tout avec qui elle doit être en symbiose. Quand au critère social, il pose la question de son environnement humain : où et comment sont implantés mes voisins, à quelles hauteurs, quelles sont leurs vues, à quels endroits les entend-t-on parler ? Tous ces paramètres nous renvoient à l’articulation de la sphère du public et du privé qui, en superposant à l’environnement géo-biologique, va déterminer l’implantation de la maison, son orientation, ses ouvertures ?
En somme, la maison environnementale offre la possibilité de prendre conscience que chaque maison doit être réinventée à chaque situation, qu’il n’y a pas de modèle archétypal que nous pourrions décliner en rajoutant quelques panneaux solaires sur le toit.

Sophie Nouet : Quels sont les avantages ?

Nicolas Vernoux-Thélot : Je parlerais plus en terme de nécessité qui devrait tous nous habiter. Depuis notre plus jeune âge, l’école nous apprend à respecter notre environnement social, à vivre en équilibre avec ceux qui nous entourent. Aujourd’hui, le développement durable nous apprend qu’il faut également respecter le climat et notre environnement géographique car les ressources qui nous alimentent ne sont pas infinies. C’est somme toute une prise de conscience vitale. « L'homme ne se situe pas au sommet de la hiérarchie du vivant, mais s'inscrit au contraire dans l'écosphère comme une partie qui s'insère dans le tout », c’est la définition de l’écosophie dont parle très bien certains philosophes.